Nouvelle perspective sur
la grande bataille
de la Volga
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STALINGRAD ATLAS DE BATAILLE - VOLUME II

14 octobre - 18 novembre 1942 : second mois de combats dans la ville
Ce deuxième volume de la série "Stalingrad, Atlas de bataille" couvre la période allant du 14 octobre, jour fatidique qui voit la furie des armes se déchaîner comme jamais encore, jusqu'au 18 novembre, veille de la grande contre-offensive soviétique et d'une succession d'opérations lui redonnant l'initiative stratégique, entamant la reconquête de son territoire puis la libération de l'Europe orientale pour finalement sonner le glas du IIIème Reich et du régime nazi. Pourtant à peine un mois plus tôt, le 14 septembre, quand les Allemands investissaient le centre ville et atteignaient la Volga, il semblait que le destin de Stalingrad était scellé. La résistance extraordinaire de l'Armée Rouge en décida autrement. Au lieu d'une victoire facile la Wehrmacht se retrouva contrainte à une longue guérilla urbaine d'usure, où chaque pouce de terrain lui était âprement contesté.

C'en était fini des vastes opérations d'encerclement menées par les forces mécanisées. Incapables de manoeuvrer au milieu des ruines et des cratères de bombes, les panzers se trouvaient réduits à un rôle quasi statique de soutien d'infanterie, devenant des cibles particulièrement vulnérables. De la même façon, bien que la Luftwaffe régnait sans conteste dans le ciel de Stalingrad et interdisait toute action d'envergure aux soviétiques, elle était néanmoins entravée lorsqu'il s'agissait d'opérer directement au dessus de la ligne de front où les positions adverses étaient inextricablement mêlées. Après l'avancée spectaculaire de l'été dans les vastes plaines d'Ukraine puis les steppes du Don, où les progrès se comptaient en dizaines de kilomètres par jour, les panzer grenadiers devaient désormais se traîner mètre par mètre. Ici, au bord de la Volga, les moindres recoins devaient être enlevés au prix fort.

Les troupes allemandes engagées dans la ville avaient compris dès les premiers jours que la bataille serait plus difficile que tout ce qu'ils avaient connu jusqu'alors. Après un mois de lutte impitoyable, tous, du simple soldat au commandant en chef de la 6ème armée savaient que toute nouvelle avance serait à la fois plus coûteuse et moins significative que la précédente.

Jusqu'à présent tous les efforts soviétiques pour briser l'étau entourant la 62ème armée de Tchouikov avaient été vains. Les offensives frontales sur la ligne du Don contre les troupes allemandes occupant des positions quasi imprenables se sont systématiquement soldées par des pertes effroyables pour un gain négligeable. Elles n'en contribuèrent pas moins à fixer un grand nombre de formations d'élite loin de Stalingrad pour garder les flancs au lieu d'intervenir dans la ville.

La première offensive, du 13 au 26 septembre, a concerné le secteur s'étendant depuis les faubourgs sud de la ville jusqu'aux abords des cités ouvrières de la zone industrielle. La deuxième offensive, du 27 septembre au 13 octobre, a déplacé le centre de gravité vers le nord en faisant de la zone industrielle le principal théâtre des opérations, l'essentiel des affrontements ayant lieu dans les cités ouvrières en face des usines géantes. A chaque fois, en dépit de gains initiaux importants, les groupes d'assaut allemands ont finalement vu leurs objectifs leur échapper et leurs plans déjoués par un adversaire déterminé à défendre envers et contre tout, dans les situations les plus désespérées, mais aussi à contre-attaquer à la moindre occasion. Maintenant, après l'équivalent d'un mois entier de combats, la bataille allait atteindre son point culminant. Au 14 octobre, après avoir procédé à la restructuration de ses forces et placé de nouvelles formations en première ligne, Paulus s'attend à enfoncer le front dans le secteur nord de la ville puis à écraser le reste de la 62ème armée par une manoeuvre enveloppante le long du fleuve, son idée fixe depuis le début. La dimension stratégique de Stalingrad s'était entretemps estompée pour devenir essentiellement une question de prestige. Tandis que l'Union Soviétique menait ici une bataille déterminante pour sa survie, alors que chaque soldat a conscience de tenir la dernière ligne de défense concevable, au-delà de laquelle il n'y a plus que l'interminable steppe asiatique, les assaillants étaient motivés par des raisons relevant d'une autre symbolique. N'ayant pu atteindre leurs objectifs dans le Caucase, Hitler voit désormais dans la ville sur la Volga la dernière proie encore à sa portée, seule possibilité restante de légitimer sa campagne de 1942.

Dans les plans soviétiques cependant, la bataille pour la ville n'est pas une finalité en soi: elle fait partie d'un ensemble d'objectifs plus rationnels et plus ambitieux. Depuis le mois de septembre le Haut-Commandement soviétique considère l'idée d'une offensive à grande échelle sur les arrières des armées allemandes entassées entre Don et Volga. Indispensable afin de rassembler la quantité de troupes et de matériel nécessaire, le temps devient désormais le facteur essentiel. Il faut réussir à figer suffisamment longtemps la situation créée par l'avance du groupe d'armées B, avec ses lignes de communication allongées à l'extrême et ses flancs s'étalant sur des centaines de kilomètres, laisser ces derniers se dégarnir sans laisser le temps aux renforts d'arriver, exploiter cette période au maximum pour constituer de nouvelles forces, les équiper et les déployer dans les secteurs prévus pour la pénétration. Initialement planifiée pour octobre, l'offensive a été plusieurs fois décalée pour finalement commencer dans la deuxième moitié de novembre. Dans ce plan stratégique global, le rôle de la 62ème armée est terriblement simple: gagner le maximum de temps en fixant les troupes allemandes dans la ville et ses environs. Personne ne doit être au courant des vrais enjeux, pas même son commandant. Il faut tenir un mois de plus alors que chaque jour semble un défi insurmontable, attirer le plus possible de forces ennemies dans la fournaise de Stalingrad, défendre la moindre parcelle de terrain, la dernière portion de rivage, à tout prix.
APERCU DE L'OUVRAGE

Positions clés de niveau tactique

Ordres de bataille (hebdomadaires)

Rapports d'effectifs (hebdomadaires)

Cartes de situation stratégique (hebdomadaires)

Cartes de situation tactique (quotidiennes)

Extraits d'archives

Une nouvelle perspective sur la grande bataille de la Volga

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